mardi 9 octobre 2007

Où trouver de bons conseils ? (La rédaction (2))

Aujourd’hui, nous tacherons de répondre à cette question : où trouver des conseils de rédaction ? La rédaction d’un article scientifique obéit à des codes et il n’est pas aisé, pour un néophyte, de les déchiffrer. En tous lieux tout honneur, j’ai souvent puisé mon inspiration à la source de nos amis bruxellois. : Étant étudiant de maîtrise, la page rédigée par Axel Cleeremans m’apporta des conseils éclairés et, notamment, sur la rédaction d’une bonne Introduction.


Autres pages indispensables, celles du service de Psychologie Sociale de l’ULB qui, outre des liens sur lesquels nous reviendrons, vont nous éclairer sur les rédactions plus spécifiques d’un article et celle des résultats statistiques. Premièrement, Isabelle Meurant (sur la base de l’ouvrage d’Aronson, E., Ellsworth, P.C., Carlsmith, J.M. & Gonzales, M.H. (1990) et de Judd, C.M., Smith, E.R. & L.H. Kidder (1991)) précise, étape par étape, l’écriture d’un article. Autrement dit, elle nous guide pour chaque section d’un article :


Un article comprend en général sept sections.

1. Dans l’introduction, on pose le problème, on expose ce que la

recherche a déjà appris à ce sujet, ce que l’étude que l’on a menée était

censée y apporter et on décrit brièvement comment on a tenté

d’atteindre cet objectif.

2. Dans la section méthode, on explique en détail le design expérimental.

3. Dans la section résultats, on présente les données récoltées.

4. Dans la section discussion, on offre une interprétation des résultats, on

discute leur portée.

5. L’abstract, est un résumé des points 1 à 4.

6. Dans la section références bibliographiques, on présente une liste

alphabétique des ouvrages cités dans l’article.

7. L’annexe est réservée aux questionnaires, aux échelles, aux stimuli

utilisés et aux données et tableaux trop encombrants ou périphériques

pour être inclus dans le texte proprement dit.

L’idéal est de faire un plan de ce que l’on veut exposer dans chaque section : quelles idées principales y seront traitées, comment elles seront reliées les unes aux autres

Olivier Klein nous livre ses conseils experts sur la présentation de nos résultats. Pour la plupart des tests, il nous propose un exemple adéquat. Je vous laisse lire la règle d’or :

La règle d'or

- Il importe que les analyses répondent aux hypothèses de recherche. La structure de chaque analyse sera donc généralement la suivante:

1. Nature de l'hypothèse: Vous mentionnez l'hypothèse que vous souhaitez tester.

2. En second lieu, vous mentionnez la méthode statistique que vous avez employée pour tester cette hypothèse.

Exemple regroupant "1" et "2":"Afin d'examiner si, conformément à l'hypothèse 3, les femmes ont des compétences supérieures aux hommes dans le domaine de la reconnaissance des émotions, nous avons soumis le score obtenu au test de reconnaissance émotionnelle à un test t pour échantillons indépendants."

3. En troisième lieu, le résultat observé et la statistique pertinente. Généralement, vous mentionnez à cet endroit la statistique inférentielle ("t" ou "F" par exemple) qui sert à tester l'hypothèse ainsi que les statistiques descriptives (les moyennes sur lesquels portent vos tests par exemple). Il est souvent préférable, si les analyses sont complexes de décrire les résultats, grâce à des statistiques descriptives (montrez ce qu'on observe, quelle est leur configuration) avant de mentionner le résultat du test proprement dit.

4. Et enfin, la conclusion que cette analyse permet de tirer par rapport à cette hypothèse (est-elle confirmée ou non?).

Exemple regroupant "3" et "4": "En accord avec l'hypothèse x, nous constatons que les femmes obtiennent des scores supérieurs aux hommes (Ms = 56.65 et 45.27 pour les femmes et les hommes respectivement). Cet effet est significatif, t(28) = 2.50, p < .05".

Dans l'organisation de vos analyses, vous veillerez dans la mesure du possible à commencer par présenter les analyses les plus importantes.

J’avoue qu’ils m’ont été de bon secours, même s’ils apparaissent dès fois comme un peu « chargé ». Je vous recommanderai de les accorder au style de la revue où vous voulez publier. D’ailleurs, ce point est indispensable pour chaque étape : Prenez comme maître étalon un article déjà publié !

Pour conclure, parmi les ressources données par le Service de Psychologie Sociale, l’une est indispensable : Psychology With Style de Mark Plonsky.

NB : Clémentine et Fabrice de Psychologie Sociale.Org nous livrent aussi leurs conseils éclairés. La première sur les Short Notes (et d'autres choses) et le second sur la partie résultat d’un article.

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